Veines

Après 10 ans d’expérimentations, de scène (premières parties pour Magma, Ezekiel, Nosfell, Young Gods…) et de recherches sonores, « Veines », second album de Merakhaazan, constitue un véritable aboutissement artistique et technique. Nourri de nombreuses influences, allant du post-rock au jazz en passant par les musiques du monde et les univers cinématographiques, « Veines » fait oublier par sa richesse musicale que la contrebasse y est l’unique instrument utilisé. A l’aide d’un looper et de divers effets, les percussions, cordes frottées, pincées, saturées, forment un véritable orchestre tour à tour doux, chaleureux, virtuose, puissant ou terrible.

Le corps, ses pulsations, sa chaleur (ou au contraire son caractère vampirique et glacial), sont ainsi au centre de la poétique de ce disque, nous plongeant dans un univers personnel, sublimé par les photographies d’Anthony Mirial, les lettrages de l’artiste Le Chien Noir, ainsi que le mastering, confié à Joe Lambert (Kronos Quartet, Bryce Dessner, Nick Cave, Johnny Cash…).

Repoussant les limites sonores et émotionnelles de la contrebasse, « Veines » est un album à ne pas manquer qui saura séduire le grand public comme les spécialistes les plus exigeants, tels que l’Ensemble Baroque de Nice.


Récital électronique

RÉCITAL ÉLECTRONIQUE
 

”Elle est peut-être soliste, cette contrebasse à cinq cordes, mais elle sait se multiplier ; via un jeu de samplers, de pédales et de saturations, elle prend toutes les dimensions. Elle se joue d’elle-même et se transforme au gré de l’archet ou des pizzicati, quand elle n’est pas utilisée avec d’autres objets. Parfois même (la très prenante « Ouverture »), elle semble plus grande qu’elle-même tant le volume décuplé vous donne l’impression d’être enfermé dans sa table d’harmonie. Ce son abrupt s’empare d’un morceau hypnotique, fortement influencé par Philip Glass.

Le riff dévastateur de « Tirez deux pianos avec des ailes de plomb » rappelle que Merakhaazan a travaillé avec Alec Empire, ancien animateur d’Atari Teenage Riot et remixeur remarqué de Björk. C’est dans cet univers parfois violent, irrespirable, que la contrebasse de Bournine se présente sous son meilleur aspect, jusque sur ce « Vengeance » exutoire où les enchevêtrements de samples infectieux fabriquent des rythmiques fébriles.

Bien vite, au fil des morceaux qui défilent, l’influence de la musique électronique s’impose. Sur « Incantations » où l’apparition de la chanteuse Yona Yacoub et ses faux airs de Natacha Atlas réveillent des exhalaisons de Transglobal Underground, elle devient même évidente…” (Citizen Jazz – Octobre 2012)


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“À l’écoute du titre éponyme de ce nouvel album de Merakhaazan (alias Jean-Christophe Bournine), l’auditeur est tout de suite transporté dans un univers mélodique étourdissant de complexité. Dans la lignée de Bumcello, Merakhaazan est un projet solo s’articulant autour de la contrebasse et de la diversité sonore. Il s’agit également d’une performance technique, qui transforme l’instrument en générateur de sons. La contrebasse ainsi amplifiée est relayée par un système de loopers, et se “démultiplie” en quête d’une nouvelle dimension musicale. Percussions, riffs et effets aboutissent alors à des compositions singulières, par chevauchement de sons.

Le titre « Bariolage » monte ainsi crescendo et déverse subtilement toutes ses nuances rythmiques avec beaucoup d’intensité, tels les battements d’un cœur.« Procession », est un morceau très oriental et dépeint un tableau de couleurs chatoyantes et sensuelles. Les compositions « Vengeance » et « ZK », aux textures électro acoustique, allient subtilement musique classique et contemporaine.

Un disque incontournable pour tous les amateurs de musique expérimentale.” (Justine Sirkis – Nouvelle Vague)


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Merakhaazan


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